jeudi, août 03, 2017

Pourquoi la France est actuellement irréformable.

Ou comment même les Ministres prennent les français pour des « thons ».

Ce matin du 3 août 2017 à 7h40 sur BFM Business, interview de Madame Muriel Pénigaud, Ministre du travail es qualité. Je vous fais grâce de toutes les certitudes de cette dame, pour ne retenir que le « chapitre » du nouveau contrat de travail à durée indéterminé dit de « chantier ».


C’est avant tout un CDI (qu’on se le dise !) et il doit être considéré comme tel. A la question de son contradicteur de savoir si avec un tel contrat, les banques vont enfin pouvoir accorder des prêts à ceux qui en sont détenteurs, toujours la même certitude de la part de notre Ministre. « Ils ne verront pas la différence ». « Ils » c’est sous-entendu les banques.

Alors de deux choses l’une, elle se moque ici des banques ou des français, futurs titulaires de ces CDI ? Parce qu’enfin, quand la banque va vouloir savoir de quel sorte de CDI, son potentiel emprunteur dispose, elle ne va pas s’apercevoir que ce CDI dit de « chantier », n’est rien d’autre qu’un CDD ? De qui se moque-t-on ?

C’est comme ceci (que du virtuel) que l’économie de la France va se redresser ? Laissons de coté la discrimination des banques envers les titulaires de CDD quand il s’agit de contracter un emprunt, qui est en elle même un non sens et une bêtise insigne, car un CDI n’empêche en rien que l’on perde son emploi, mais d’entendre ce matin la certitude d’une Ministre (qui « vaut » pourtant des millions) nous certifier que les banques n’y verront « que du feu », me laisse pantois.

On est dans la politique Canada Dry ! J’attendais de voir ce que Macron et son équipe allait entreprendre avant de le critiquer comme beaucoup avaient tendance à le faire, mais je dois me rendre à l’évidence, rien ne sera fait, si ce n’est d’augmenter encore les impôts de ceux qui peuvent encore en payer, à destination de leur pléthore de fonctionnaires et assimilés, des chômeurs qu’ils n’arrêtent de créer et autres pauvres auxquels il « faut » porter assistance.

La France est irréformable, car dans de telles conditions, comment la confiance peut-elle revenir chez ceux qui veulent risquer leur argent à entreprendre ? Et nous ne sommes pas encore à la rentrée où le pays, malgré (ou à cause d’ailleurs) de cette gestion de la réforme par ordonnance, sera une nouvelle fois bloqué. La politique du Canada Dry, vous dis-je.

Ce qui est bien et facile en économie, c’est qu’il n’y a pas mille chemins, il y en a un bon et puis tout le reste dont l’inefficacité n’apparaît que plus ou moins vite. Et le bon, c’est simplement de LIBERALISER. On en est loin, il me semble. Et quand LE gouvernement le fera, on le verra tout de suite, le pays dans son entier sera paralysé, d’abord par les syndicats. Surtout par les syndicats, car de plus en plus de français réfutent leurs options et sont murs pour rejoindre ceux des pays occidentaux (ou orientaux d’ailleurs) qui gagnent.

Et quand l’Etat français aura maté ces blocages, l’on pourra commencer à croire dans des réformes productives.

En attendant, « pauvre France ! »

lundi, mai 22, 2017

Un peu d'optimisme avant juin 2017


Ce matin du lundi 22 mai 2017, sur BFM TV, Jean-Marc Bourdin recevait le nouveau Ministre de l’Education Nationale, Jean-Michel Blanquer. Vertigineux !

Vertigineux de bon sens, car ce pragmatisme revendiqué tant par lui que par le nouveau Président de la République, comment se fait-il que depuis des décennies, ce n’est pas ce qui a été fait en France ! Car enfin, c’est pour moi et pour beaucoup, une évidence que de dire que tout se joue en matière d’éducation entre 3 ans et 8 ans, voir dès 2 ans parfois. Alors quand notre nouveau Ministre annonce qu’ainsi, ces 4 formations que sont apprendre à lire, écrire, compter et le respect d’autrui, seront mises en œuvre, j’ai le vertige quand je pense que notre Education Nationale faisait tout le contraire jusqu’à maintenant. J’ai le vertige quand je me pose la question du « pourquoi ».

Il est sur et moi avec lui, qu’ainsi dans les 5 à 10 ans qui viennent, ce seront 100% des enfants qui arriveront dans le secondaire en sachant ces fondamentaux. Et ces fondamentaux, c’est non seulement le gage d’une base pour apprendre un métier pour demain, mais aussi pour le « vivre ensemble ». C’est tellement évident que j’en ai encore le vertige quand je me rend compte que c’était le contraire qui était fait. Mais que faisaient les syndicats durant cette période ?

Et je me mets à rêver d’une Ministre du Travail, elle aussi de la société civile, qui soit aussi pragmatique et de bon sens que ce bon Monsieur Blanquer. Car après l’éducation – déjà des petits enfants– c’est au marché du travail qu’il importe de s’attaquer. Oui il faut réformer ce code de plus de 3.000 pages, à l’image de ce qui se fait dans les pays qui réussissent, c’est à dire qui ont un chômage autour de 4%, au lieu de nos plus de 10% ! … Oui il faut inverser la hiérarchie des normes et tout autres choses, mais surtout mettre un article en exergue de tout ceci, celui qui énonce que c’est le chef d’entreprise et lui seul qui, en dernier recours décide qui reste ou non dans l’entreprise. Sa décision sans contestation possible de son droit souverain de licencier. Déjà lui reconnaissant en cela son statut et en faisant confiance à son sens des responsabilités.

Il va rester à son Ministre de l’Economie à restaurer, rien de moins que le capitalisme. Car sans capital il n’y a pas d’entreprises ni de croissance ni donc de progrès social. Et pour restaurer le capitalisme en France, cela passe par « honorer » les capitalistes. Et pour cela deux choses suffisent, à inscrire dans notre Constitution. La suppression de l’ISF et des droits de succession.

Pour l’ISF on y est presque quand on sait qu’Emmanuel Macron, voulait le réduire aux seuls biens immobiliers sous prétexte que c’était de l’argent qui dormirait. Ce faisant il le réduisait déjà à une portion qui coûtait plus cher à récupérer que ce que cela rapportait. Il n’y avait plus qu’à mettre en balance l’idéologie jalouse des électeurs de gauche et l’intérêt de faire revenir les capitalistes en France en leur donnant des garanties sur le long terme. Je pense que sur ce point le pragmatisme du Président Macron va l’emporter facilement.

Restent les droits de succession. Nicolas Sarkozy, « homme » politique s’il en est, avait pensé à les supprimer durant son quinquennat. Il lui a manqué et la culture économique et le courage pour le faire. Il ne l’a pas fait. Mais c’est là aussi un fondamental pour redresser la France et y faire revenir les capitalistes, quels qu’ils soient. Avec bien sur des garanties de long terme pour eux et leurs familles. C’est aussi le gage de reconnaître le fondement de base de la propriété privé des fruits du travail des individus. C’est aussi le moteur puissant qui fait que les individus, travaillant pour eux et leur descendance vont avoir de l’enthousiasme à créer, produire ou simplement travailler. Supprimer et pour tous, les droits de succession. Surtout pour les riches.

Et c’est tout.

Par ce que c’est aussi fondamental que les réformes de l’Education Nationale de Jean-Michel Blanquer. Et si on fait le bilan de ces quelques mesures, cela ne coûte rien à l’Etat et bien au contraire par le retour certain de la croissance en France et pas dans 5 ans ! Bien avant.

Emmanuel Macron a été élu, parce que les français voulaient voir gagner la France. Qu’il explique aux français, avant les élections législatives, que faire recoller la France au wagon des pays qui réussissent cela passe par ces quelques mesures. Et il trouvera forcément dans la nouvelle majorité parlementaire ce qu’il faut pour faire passer ces lois. Quelle fenêtre de tir pour lui ! Soyons nombreux à le soutenir sur ces fondamentaux.

S’il le fait, le destin de la France va radicalement changer dans le bons sens. Mais j’ai encore le vertige quand je pense à la question de savoir pourquoi cela n’a pas été fait depuis ces 40 dernières années. Honte aux partis politiques qui, en définitive, ne pensaient qu’à eux et leurs affidés. Chassons-les !

jeudi, janvier 05, 2017

50 ans à coté de la vie politique française !


La première démarche politique dont je me souviens date de 1968. J’avais 24 ans et jamais je ne m’étais intéressé à cette « matière ». Marié depuis moins de 2 ans, je venais d’être engagé depuis quelques mois comme employé de banque, rue du Pont Neuf à Paris et suivais en parallèle, des cours internes pour devenir agent principal de banque, c’est à dire cadre. Mai 68 battait son plein et semblait ne jamais vouloir finir. Leur mot d’ordre étant « Il est interdit d’’interdire ». La vie et la paix sociales semblaient vouloir se disloquer sous les coups de boutoir d’une certaine jeunesse communiste que le pouvoir n’arrêtait pas.

Et en ce jour de juin 1968, je ne sais plus lequel et je ne veux pas aller le chercher sur le net ce qui serait pourtant facile, ce fut un grand « bouche à oreilles » spontané. Etait-ce planifié depuis quelques semaines par des instances agissantes ou vraiment spontané et immédiat, je ne le sais. Ce dont je me rappelle, c’est ce mot d’ordre d’avoir à me rendre immédiatement place de la Concorde à Paris. Et le mot d’ordre de notre rassemblement était « Arrêtez de nous faire chier ». Je quitte donc mon agence bancaire, en ce début d’après-midi, descend la rue du Pont-Neuf en direction de la Seine et tourne à droite rue de Rivoli vers la place de la Concorde. Des flots de gens sont déjà dans cette grande artère et plus on s’approche de la place de la Concorde, plus notre progression est difficile tant la foule y est grande. Je reste donc dans cette foule sur la place, sans ni entendre ni crier de slogans ni voir de banderoles. Nous sommes simplement là. De cet emplacement je vois les Champs-Elysées noir de monde jusqu’à l’Arc de Triomphe. Plus d’un million de personnes venus là spontanément pour faire entendre leur ras-le-bol de cette « chienlit ». Et puis une heure ou deux après chacun rentra chez soit. « Mai 68 » venait de voir sa fin. Sans portables ni réseaux sociaux, simplement avec des parisiens sortis de chez eux spontanément.

Je ne m’intéresse toujours pas à la « politique » et mon deuxième fait notable en la matière se passe en 1981, treize ans après. Je suis plutôt de sensibilité de droite, mais en cette année 1980, la France détient certainement le record des jours de grève. Avec un gouvernement qui recule à chaque fois devant la rue. Une nouvelle manière de gérer l’Etat. Le scandale des avions renifleurs et l’histoire des diamants de Bocassa. La blague à la mode était que l’homme le plus intelligent du monde, venait de sauter d’un avion en perdition, avec un sac à dos en guise de parachute ! J’ai donc voté au grand désarroi de certains de mes amis, François Mitterrand. Il fallait mettre fin au « règne » de ce super intelligent au plus vite et à temps d’être socialiste, que cela finisse le plus vite possible. On a vu plus tard que ce super constructiviste en 2005 allait concocter un mémoire de plusieurs centaines de pages pour régenter la vie des européens. Avec beaucoup d’à-propos, les français lui ont dit NON à fin mai de cette année 2005. Je pensais aussi que Mitterrand allait, avec son « programme commun » ne pas faire long feu à la tête du pays. Mais il était intelligent et le pouvoir lui étant plus profitable que l’idéologie, 2 ans après avoir fait nationaliser les banques, il a vite fait marche arrière et s’est fait un ardent défenseur de l’entreprise.

Le pouvoir politique et la pseudo-démocratie sur laquelle il s’appuyait devenait du grand n’importe quoi. Jacques Chirac, homme de gauche sur bien des aspects, s’imposait comme le « candidat naturel de la droite ». … On connaît son parcours. Et il est remplacé par le roi des bâteleurs qui se fait élire sur un programme de réformes libérales et qui n’en fait rien au grand dam de ses électeurs qui l’entendent pendant 5 ans dire le contraire de ce qu’il fait et faire le contraire de ce qu’il dit. En 2012, ce n’est pas François Hollande qui sera élu mais bien Sarkozy dont plus personne ne veut. Lincoln l’avait bien dit, « on ne peut tromper tout le monde tout le temps ».

En 2004, à 60 ans je prend ma retraite et commence à « faire de la politique ». Indépendant, je ne milite nulle part tant je reste iconoclaste, mais j’exprime mes sentiments sur ce blog de Libéralisateur. Je suis donc libéral, ou plutôt libertarien au regard de ce que la vie m’a appris. J’en faisais comme M. Jourdain faisait de la prose sans le savoir, mais les écrits d’abord de Bastiat puis de Hayek m’ont convaincu que je pouvais m’affubler de cette étiquette. Je ne me réfère à aucun d’eux mais je me reconnais en eux et j’exprime ce point de vue sur certains points d’actualité depuis l’ouverture ce blog. Un certain bon sens il me semble, mais qui est de plus en plus politiquement incorrect.

Et qui avons-nous avec François Hollande depuis bientôt 5 ans ? Un libéral qui un jour de 2011 a saisi au bond, l’opportunité de devenir Président de la République Française sans coup férir. Et quelle a été son œuvre si l’on veut bien jeter un coup d’œil honnête et impartial sur son quinquennat qui se termine bientôt. Je l’ai exprimé dans l’article précédent et les générations futures et l’Histoire lui rendront grâce de son action à l’Elysée. Est-ce sous les mandatures de Chirac ou de Sarkozy pour ne parler que des plus récentes, que le libéralisme n’est plus un gros mot chez de plus en plus de français, non c’est sous la sienne. Et je ne crois pas que ce soit par hasard.

Alors maintenant en mai 2017, ce libéralisme dont la France a tant besoin, va-t-il enfin sortir des urnes et surtout pouvoir se mettre en place. C’est possible. Mais il faut pour cela un préalable. Permettre la réforme et empêcher qu’une caste bloque la France et la moindre des réformes. Et c’est à cela que l’on va pouvoir juger de sa crédibilité. Que cela soit Fillon ou Macron, qui a juste titre veulent libéraliser l’économie, ce qui est la mère de toutes les réformes dans notre société, il faut qu’ils annoncent dès le début de leur campagne électorale la couleur. Le rapport Perruchot de 2011, montre que 4 milliards sur les 5 dont ont besoin les syndicats en France pour vivre, sont donnés par l’Etat. Fillon qui veut gouverner dans les 100 premiers jours par ordonnances, doit clairement annoncer que s’il est élu, sa première ordonnance sera de supprimer ces 4 milliards de financement étatique. Immédiatement. Déjà cela sera la débandade dans les rangs des syndicats et il va falloir, vite, à tout ce beau monde, retrouver un véritable travail.

Quand on voit le bilan de ces gens qui ne sont pas élus et qui ne font que défendre un statu quo intenable, il est bien certain que les français de bonne volonté et qui voudraient que cela change enfin, voteront pour celui qui sera porteur d’une telle mesure. Si demain les syndicats veulent continuer à exister, il leur faudra montrer tout le positif de leurs actions et retrouver une légitimité par des cotisations. Sinon la France n’a plus besoin d’eux. Et par contre si le peuple français ne veut pas d’une telle mesure, que vaudra tout le reste du programme des réformes, mis à mal comme la « loi travail » ce printemps dernier ? Celui qui nous dirait qu’il veut réformer la France, mais ne fait pas un sort préalable à ceux qui empêchent toutes réformes depuis des décennies n’aura pas ma voix.

Alors, dans cette pauvre analyse politique que je fais en cette première semaine de l’année 2017, je ne peux conclure sans dire un mot sur la primaire socialiste. Pour moi c’est du vent. Le PS doit tirer les conclusions de sa mort éminente. Les français vont-ils pouvoir encore croire à un candidat d’un tel parti ? La « droite » de ce parti est représentée, comme Valls voulait l’être, par un Macron qui a pris ses responsabilités vis à vis des français. A sa « gauche » Mélenchon a pris les siennes et tous les deux se fichent du Parti Socialiste comme d’une guigne. Que lui reste-t-il à ce parti ? Rien. Dans ces conditions, je pense que ce sera moins d’un million et demi de votants qui iront à cette primaire et on va vite être fixé dans les trois semaines qui viennent. Et que ce soit l’un ou l’autre de ses candidats, il aurait tout le parti derrière lui – du moins ce qu’il en reste – pour le soutenir ? Laissez moi rire.

Je souhaite quand même une belle et bonne année à tous mes lecteurs.

mardi, décembre 06, 2016

Merci Monsieur François Hollande


Qui est-il réellement notre Président de la République actuelle ? Pour quelle idéologie « roule-t-il » ?

Un ami à lui, Nicolas TENZER, en 2007, sortait un livre avec Monique Canto-Sperber, « Faut-il sauver le Libéralisme ? Sur Amazon
Il donnait à ce titre une interview au journal « Coopération » dans lequel il disait déjà que dans l’intimité, François Hollande avait les mêmes idées libérales que les siennes.
Je faisais la recension de cet article sur ce même blog en mars 2007. A Ce blog en avril 2007

Avec la disqualification de DSK, une fenêtre d’opportunités s’ouvrait à lui pour devenir Président de la République française en 2012. Et il l’a saisie. La haine des français contre Sarkozy qui, non seulement n’a pas tenu ses promesses électorales de 2007, mais qui a empêché son camp de la « droite » de rester au pouvoir en 2012 lui a favorisé son dessein de le devenir. Qui peut contester aujourd’hui qu’avec la cote de popularité qu’avait Sarkozy en 2012, s’il avait laissé sa place à son Premier Ministre François Fillon, « la droite » n’aurait pas pu se maintenir au pouvoir ?

Mais ceux qui tiraient les ficelles de nos politiciens à l’époque, comme ils continuent de le faire d’ailleurs maintenant, lui ont imposé d’y aller quand même, …. pour perdre.

Et maintenant à la fin de ce quinquennat quel bilan tirer. Le sphynx Hollande, a-t-il mis en place une politique réellement de gauche qu’il savait catastrophique pour la France ? Je ne le crois pas. Au contraire, avec son passage à l’Elysée, François Hollande a et pour longtemps éloigné les français des utopies socialistes.

Après le gage donné à la gauche du PS avec l’insignifiant Ayrault, il mit bientôt Manuel Valls comme chef de gouvernement. Qui était Valls et quel projet défendait-il ? Il aspirait à être le Tony Blair français. Sauf qu’en Grande Bretagne, Margaret Thatcher avait fait le ménage avant son avènement. Ce qui n’était pas le cas en France.

Qui était son Conseiller économique à l’Elysée, Emmanuel Macron, qui devint son Ministre de l’Economie pour essayer d’imposer le libéralisme dont la France avait besoin. Les frondeurs ont empêché comme on le sait, avec des bataillons de syndicalistes aux ordres de ceux qui les financent, c’est à dire la Haute Fonction Publique qui voulaient que rien ne change, de commencer à réformer la France. Comme le disait d’ailleurs Nicolas Tenzer il y a 10 ans déjà. Macron écœuré et fort de sa jeunesse, démissionna et créa son mouvement pour s’en affranchir et donner à la France sa chance libérale.

Nous avons assisté depuis à « la répudiation de l’épouse volage » de la part de Hollande vis à vis du « traître » Macron, mais cela trompe-t-il qui encore ? Bien plus, certains proches de Hollande soutiennent maintenant Macron et son désir de réformes libérales. Proches de Hollande qui ne partageraient pas son idéologie libérale ? Mais en ce soir du 1er décembre, François Hollande ne pouvait décidément plus maintenir son imposture vis à vis du PS et annonça qu’il renonçait à briguer un second mandat.

Le parti socialiste en 2017 est bien mort pour longtemps. Qui de Macron ou de François Fillon libérera la France en 2017 ? Difficile à dire quand tous ces duettistes ont laissé s’installer Marine Le Pen qui ne veut prendre le pouvoir que pour chasser l’entier de la classe politique, mais sans réellement de projet politico-économique pour la France. Car qui peut croire à son marxisme, qui n’est bien sur qu’électoral ?
Mais alors, Fillon et Macron, même combat ? Il me semble et avec un satisfécit à François Hollande qui a bien montré, dans ses actes plus que dans tous discours, l’inanité des solutions économiques collectivistes dans le Monde tel qu’il est aujourd’hui.

Merci Monsieur Hollande pour cet exercice périlleux et nous verrons bien, dans les années à venir quelle idéologie sera la vôtre. Pas celle de votre masque, mais celle qui découle de l’analyse de l’homme intelligent que vous êtes.

dimanche, mai 22, 2016

Comment "Faire", Monsieur Fillon ?


J’ai lu avec attention le livre « Faire » , commis par un candidat à l’élection présidentielle et ancien Premier Ministre de la Vème République, François Fillon.

Qui peut réfuter que ce que François Fillon nous propose n’est pas propre à réformer la France ? Personne je le crois. Tant et si bien que ses adversaires dans une primaire UMP-UDI, ne peuvent que se l’approprier. En particulier les Juppé, Sarkozy ou encore Lemaire. C’est d’un tel bon sens ! Et c’est bien ce que font les pays occidentaux qui réussissent. Pourquoi aller chercher ailleurs quand le monde économique sait bien depuis plus de 40 ans, que ce dont la France souffre en premier lieu, c’est de l’obésité de sa fonction publique ?

Mais dans leurs différentes déclinaisons, ces candidats sont plus ou moins crédibles dans leurs différentes mises en œuvre. Au point que, tel Sarkozy qui n’a pas de courage politique comme il nous l’a montré durant ses 5 ans de pouvoir et les autres, chacun avec ses particularités, tout laisse à penser que, « comme d’habitude », ces réformes feront long feu.

Dans ces conditions que va faire François Fillon dans cette « primaire » de menteurs ? Mettre en place de telles réformes et alors que, pour réussir, c’est un « tout ou rien », sa candidature n’a strictement rien à voir avec celles de ses petits camarades de l’UMP-UDI. Le choix qu’il devra proposer aux français, sera une affaire entre lui et les français et n’a rien à voir avec les jeux politiciens où ce sera le meilleur bateleur qui l’emportera.

Parce qu’un tel programme, d’abord libéral pour sa structure consubstantielle qui est de réduire drastiquement les charges de structure de la France sur tous les plans, ce sera la révolution du « modèle social » français. Et le souci majeur qu’il doit avoir, le candidat Fillon, ce n’est pas quoi faire, mais comment.

L’ensemble du pays, du moins ceux qui veulent regarder les choses en face, savent bien que ce ne sont pas les élus et quels qu’ils soient, qui dirigent la France, mais la rue. Quand je dis la rue, ce sont bien sur ceux qui bloquent la rue en toute impunité et avec l’aval des dirigeants du moment qui, ainsi, peuvent cacher leur impuissance à réformer derrière la prétendue « expression populaire » de ces minorités que sont encore la fonction publique dans son entier et son bras armé que sont les syndicats. Et cela fait au moins 40 ans que cela dure.

Pourquoi en France, nous aurions 57 % de dépenses publiques et de loin, le plus grand nombre de fonctionnaires et assimilés, si ce n’étaient le fruit des « luttes sociales ». Il ne faut pas chercher ailleurs. Et de « luttes sociales » point, mais d’un véritable racket de la rue qui, pour un rien, bloque la France. Tout le monde sait bien que le troisième tour de la rue détient le véritable pouvoir. Avec bien sur la complicité de tous ceux qui profitent de cet état de fait, les politiciens qui font les lois en tête.

Alors, pour François Fillon, rédiger un plein livre de réformes, c’est bien et c’est un bon ouvrage économique, mais pour être le chef de l’Etat dont la France à besoin et pour le mettre en place, c’est dramatiquement court.

Il n’y a qu’à voir en cette semaine de mai 2016 où la France est bloquée pour, comme d’habitude, bien moins que cela. Contre une loi Travail qui est une bluette par rapport à ce que François Fillon veut pour la France en 2017 et son programme électoral sur lequel il veut être élu. Et qui, au fil des jours et des péripéties savamment orchestrées, perd au fil du temps toute sa substance. Et voir aussi le grand air d’opéra de François Hollande et de son Premier Ministre qui « passeront en force avec le 49-3 ! C’est pathétique, comme le sera aussi d’ailleurs, la « non-prise » des décrets d’application.

Tout cela démontre s’il en est qu’il ne s’agit pas en 2017 – pour autant que l’on veuille vraiment réformer la France – d’élaborer un quelconque programme de redressement économique de notre pays, mais savoir comment et dans les cent premiers jours de la législature, faire en sorte qu’en lieu et place de la rue, ce soit la représentativité nationale qui fera les lois. Et des solutions, il y en a. Les français, du moins ceux qui veulent travailler et rester le faire en France, les attendent depuis plus de quarante ans et seront derrière celui ou celle qui s’engagera à les faire.

Vous verrez alors une participation à cette élection présidentielle qui atteindra des sommets, car ce faisant, les français auront enfin le sentiment que leur bulletin de vote sera autre chose qu’un simulacre de démocratie.

Alors, Monsieur Fillon, entre autres, avez vous les épaules assez larges pour porter une telle réforme, qui sera enfin la « mère » du redressement de la France. Sinon, ne perdez pas votre temps et ne nous faites pas perdre le nôtre. S’il vous plaît.

Le « changement » c’est pour 2017 ? Il ne tient qu’à l’émergence d’un véritable homme d’Etat et de votre vote.

vendredi, octobre 03, 2014

Concours pour étudiants de l'Institut Libéral de Genève en septembre 2014


Premier prix: Amel Merabet, étudiante en droit aux universités de Genève et de Paris II Panthéon-Assas

basé sur cette citation de Benjamin Constant:

"L'excès des impôts conduit à la subversion de la justice."

Cette jeune femme que je ne connais malheureusement pas est donc d'origine algérienne et a fait un travail remarquable d'analyse et de clarté. Comment est-il possible qu'elle puisse défendre l'essence même du libéralisme avec une telle pertinence à son âge. Genève et Panthéon Assas à la fois ! Qui est-elle ? Quel est son parcours, d'où vient-elle ? Cela restera-t-il un mystère pour moi ? Vaut-il mieux pour elle, et en France et en Algérie qu'elle garde son anonymat ?

Pourquoi son texte, si elle étudie en France et à Genève, fait-il référence aux seuls impôts en Suisse ? A cause de la nationalité de l'Institut Libéral, ou au fait qu'elle vive en France et souhaite réussir à ses examens ? Pour quoi faire demain et où ?

En tous cas voilà son texte qui pose vraiment les fondements d'une société libérale, opposée à la situation d'esclave de sa seule alternative.

l'essai de Amel Merabet

jeudi, août 07, 2014

Le 20 janvier 2015


L’ancien Président de la République a disparu en décembre 2014 et son successeur vient d’être nommé. Il prend ses fonctions aujourd’hui. Les français las de leurs politiciens auxquels ils n’accordent plus ni confiance, ni crédit ont porté à la Présidence de la République un individu n’ayant jamais exercé le pouvoir, mais qui a promis de leur redonner espoir d’une vie meilleure en France. Pas dans 5 ans, non, mais dès les prochains mois. Cela passe par les libérer drastiquement du fardeau que font peser et de plus en plus, depuis des décennies maintenant, les « services » de l’Etat. La France entière s’est déjà, depuis de longs mois, rendu compte que tous ces impôts et taxes qui étouffent la France ne sont pas là pour eux, mais pour une caste de privilégiés qui, même dans ces années de crises, n’a cessé de voir ses effectifs augmenter.

La France n’a plus d’argent. Elle n’est plus capable de continuer à emprunter sur les marchés mondiaux sauf à voir ses taux d’intérêts exploser ce qui précipiterait son défaut de paiement. Dans la rue et depuis de longs mois, les gens ont la tête basse et plus rien ne les incite à rire et prendre du bon temps, même les fonctionnaires qui savent que, pour leurs privilèges, les jours sont comptés et qui évitent de se mélanger avec les autres familles. A un niveau de plus de 25% des salariés français, ils ont de quoi vivre entre eux sans faire trop de vagues. Toutes ces dernières années ont vu la disparition et de plus en plus de forces vives de la nation, les gens aisés de la classe moyenne ont rejoint les plus riches dans des environnements étrangers où le goût et la récompense du travail retrouvé compensent cet exil forcé. Mais ce sont surtout les jeunes diplômés ou non d’ailleurs, mais qui ne comptent que sur leur courage, qui ont voulu renouer avec les vraies valeurs de la vie, en travaillant et en fondant une famille et qui partent pour des pays dont souvent ils ne pratiquent pas la langue.

Depuis 2013, les recettes de l’Etat s’amenuisent en euros courants et simplement du fait de la baisse des assiettes taxables. Compenser ceci par une hausse des taux n’est plus envisageable car cela ne ferait que de précipiter encore plus rapidement cette descente aux enfers. Depuis des décennies le monde entier et surtout maintenant les partenaires européens de la France, savent que ce pays est malade de l’obésité de son Etat. Il faut au nouveau Président envoyer un signe fort à tous les français. Libérer certains de ces impôts confiscatoires et dire à ceux de la fonction publique que le moment est arrivé de travailler plus et que sans contrepartie utile à la France ils ne pourront conserver leurs emplois.

Donc en ce 20 janvier 2015, jour de sa prise de fonction, notre nouveau Président va prendre un décret solennel qui tient en deux points principaux, le premier est de mettre fin au statut de l’entier de la fonction publique. Chaque salarié français devient, à partir d’aujourd’hui, dans le droit commun. De plus, le droit de grève est supprimé pour tous ceux qui sont tenant d’un service public. Violer cette interdiction conduit à la radiation immédiate et à vie du fonctionnaire. Ces deux mesures qui ne coûtent strictement rien vont permettre à la France de se réformer sans voir le pays bloqué. Dans chaque service le l’Etat ou dans chacune des collectivités locales, il importe pour chaque responsable, qui risque lui aussi en cas de manquement à cette obligation, la radiation, de donner sous un mois un état d’organisation de son service avec qui fait quoi pour tous ceux qui dépendent financièrement de lui.

Tous ceux qui sont en surnombre de ces organisations, maintenant optimales, sont mis en disponibilité et sont invités à faire effectuer un bilan de compétences et à dire leurs potentialités pour évoluer vers d’autres fonctions, quitte à recevoir une formation accélérée pour ce faire. Ceux qui en sont soit incapables, soit ne veulent pas évoluer seront licenciés avec une indemnité de 1 mois de salaire par année de présence. Un Ministère spécial est crée en ce même 20 janvier 2015, pour réquisitionner dans les cabinets de Conseils spécialisés en organisation du travail des spécialistes pour déterminer tous les services publics qui peuvent passer dans le secteur privé. Ils ont deux mois pour rendre leurs diagnostics.

Le mercredi 21 janvier suivant quand notre bon Président se réveille, il se remet au travail et commence par mettre en forme sa réflexion de la nuit. La charité est une affaire privée et l’Etat ne peut plus indéfiniment et avec l’appui de la force publique et un déficit qui sera payé par les générations futures, prendre en charge toute les misères du monde. La France n’est plus assez riche pour cela. Il prend un deuxième décret pour qu’à compter du 1er juillet prochain, seuls les ayants droit ayant cotisé puissent recevoir des prestations sociales étatiques ou territoriales. Il invite les sociétés d’assurance à mettre en place des contrats d’assurances privés et des réseaux de soins dédiés pour ceux qui n’auraient, de ce fait plus de couverture. Les impôts, à tous les niveaux doivent ne servir que la population ayant acquit des droits, ce qui exclut de facto tous les clandestins. Par contre au niveau de chaque département il appelle à la création d’une association alimentée exclusivement par des dons privés et qui fonctionne avec des bénévoles pour faire face aux situations les plus graves et les plus urgentes. Coluche doit gigoter de plaisir dans sa tombe.

En ce mercredi 21 janvier il prend un deuxième décret qui interdit à toute collectivité publique ou à l’Etat de voter des budgets qui ne soient pas équilibrés. Aucune subvention ne peut plus être attribuée à quelque organisme que ce soit qui emploierait des salariés.

Le jeudi 22 janvier 2015 et afin de permettre à des millions de personnes qui vivaient exclusivement des aides publiques financées par ceux qui supportent les impôts et les taxes et qui sont de plus en plus étranglés, il décrète un moratoire de 3 ans renouvelable en ce qui concerne la répression du travail au noir. Il importe à ceux qui veulent vivre sur le territoire français de se mettre à trouver du travail et sans être barrés par un code du travail et des lois qui les en empêchent et ce dans tous les aspects. Toutes les entreprises et particuliers qui le souhaitent peuvent employer des individus et simplement par accord réciproque entre les deux parties. Celui qui n’obtient pas la contrepartie convenue n’a que le recours de ne plus continuer. Tout ceci ne coûte rien ni à l’Etat ni aux français, il n’y a plus de concurrence déloyale entre les entreprises qui peuvent équilibrer leurs coûts de revient en ayant recours à ce travail libre. Il n’empêche que lorsqu’une prestation est fournie par une entreprise à un tiers c’est bien cette entreprise qui en assure la garantie et elle peut souscrire une assurance pour cela si elle le désire. Par contre les prestations assurées librement n’ont que la garantie sur laquelle s’est engagée le prestataire et aucun tribunal ne pourra alors être un recours pour les co-contractants. C’est le seul code civil qui peut départager les litiges.

On voit bien que de telles mesures ne coûtent rien à l’Etat et bien au contraire vont permettre de faire baisser drastiquement les impôts, permettant de réduire enfin la dette et les Impôts sur les sociétés pour avantager ceux qui vont entreprendre demain en France et qui de ce fait va tendre à nouveau vers le plein emploi. Ce seront alors des millions d’emplois qui vont être créés dans une France qui se libère peu à peu. Aucune de ces mesures n’a remis en cause toutes les usines à gaz mises en place par près de 40 ans de socialisme, mais c’est la seule concurrence librement consentie qui va permettre toutes les réformes et au fil de l’eau. Demain les individus vont pouvoir avoir le choix de rester dans le système actuel ou bien de choisir des assurances et retraites privées et demander à ne plus être sous la dépendance du code du travail en signant le contrat qui va les lier à leur employeur.

Enfin le vendredi 23 janvier le Président va s’employer à parfaire sa mise en place en redonnant de la confiance à tous les français et ceci définitivement. Un dernier décret va rétablir le secret bancaire en France et surtout vis à vis de l’Etat. Ce qui n’empêchera pas ceux faisant l’objet de poursuites judiciaires qui pourront être poursuivis sur commissions rogatoires. Il est inacceptable que l’Etat puisse prendre comme variable d’ajustement l’épargne des français comme cela est en train de se mettre en place dans les instances européennes, tant en Grèce qu’à Chypre par exemple. Ce qui a été justement et honnêtement gagné doit être légué aux générations futures sans impôts, car c’est un moteur primordial pour l’envie d’entreprendre et d’épargner et la France en a besoin plus que tout. Avec cette simple mesure de bon sens, la France sera passé du statut d’enfer fiscal à celui de paradis fiscal. Et les riches dont la France a un impérieux besoin, n’auront plus de raison de s’exiler.

Même si la France n’a pas de pétrole, on voit bien que son Président a des idées et ces quelques mesures qui enfin de ne demandent aucun financement et bien au contraire, vont réformer la France en profondeur et pas dans 10 ou 20 ans, non, dans les quelques mois et d’ici la fin 2015, c’est « la courbe du chômage » et la croissance qui seront là et c’est du monde entier que les investissements vont accourir. Simplement par ce que le nouveau Président de la France aura remis l’église au milieu du village.